Un freinage brutal, des coups de fil qui s'enchaînent après une annonce, une scène de violence que l'on n'aurait jamais voulu voir : certains événements nous traversent comme une secousse, et la secousse ne s'arrête pas avec l'événement. Les images reviennent, le sommeil se dérègle, le corps sursaute pour un rien. Et l'on se demande pourquoi, des semaines plus tard, on n'est « toujours pas passé·e à autre chose ».
Vous trouverez ici de quoi comprendre ces réactions, ce que je propose (et ce que je ne fais pas), et les situations où un autre professionnel est le bon interlocuteur.
Un événement qui revient en boucle
Après un accident, une agression, un licenciement brutal, un décès soudain ou une annonce médicale, les réactions sont variées : images qui surgissent sans prévenir, sursauts, nuits hachées, envie d'éviter tout ce qui rappelle la scène, irritabilité, impression d'être à côté de soi. Dans les premières semaines, c'est fréquent et cela ne dit pas que vous allez mal « psychologiquement » : c'est la façon dont un organisme secoué tente de se remettre en ordre.
Prenons un cas générique. Une personne a échappé de peu à un accident de la route. Elle conduit encore, mais serre le volant dès qu'un camion approche, et refait chaque soir le trajet dans sa tête. Rien d'« irrationnel » : son système d'alerte est resté sur le mode « urgence ».

Ce que le corps garde en mémoire
Un événement trop fort ou trop soudain n'est pas toujours « digéré » par la mémoire ordinaire. Il reste stocké tel quel, avec ses images, ses sons, ses sensations, comme s'il se passait encore. Un bruit, une odeur, une date d'anniversaire suffisent à rouvrir la porte. Ce n'est pas de la faiblesse : c'est un circuit de protection qui n'a pas fini son travail.
On emploie parfois le mot « traumatisme psychologique ». Il a un sens précis pour les médecins, et je ne pose aucun diagnostic. Je m'intéresse à ce que vous ressentez aujourd'hui, et à ce qui pourrait l'alléger.
Ce que je propose, ce que je ne fais pas
Je propose un espace d'écoute, un cadre sûr et un rythme que vous gardez en main : une séance d'une heure, 60 €, pendant laquelle vous choisissez ce que vous dites. Vous n'avez pas à tout raconter : on peut travailler sur une sensation, une image, une phrase.
Je ne fais pas de diagnostic. Je ne prends pas en charge un stress post-traumatique : s'il est installé, il relève d'un psychologue ou d'un psychiatre. Et si votre situation du moment demande d'abord de la sécurité, du repos ou un autre professionnel, je vous le dirai plutôt que de vous faire travailler trop tôt.
Mouvements oculaires et EFT, en douceur
Les mouvements oculaires consistent à suivre du regard un mouvement alterné, de gauche à droite, tout en effleurant le souvenir par petites touches. L'idée est d'aider le cerveau à ranger la scène à sa juste place : elle reste dans votre histoire, mais pèse moins. Elle s'inspire d'un principe connu, sans en être un protocole officiel.

L'EFT complète bien ce travail : on tapote doucement quelques points tout en nommant ce que l'on ressent, ce qui permet d'avancer sans s'enfoncer dans le récit. C'est aussi un geste d'urgence que vous gardez pour les moments où une image remonte.

Quand voir un psychologue ou un psychiatre
Il s'agit d'un accompagnement complémentaire, qui n'en remplace aucun autre. Signalez-le à votre médecin traitant si les symptômes durent plus d'un mois, si les cauchemars ou les images vous envahissent, si vous évitez de plus en plus de choses, si vous vous sentez détaché·e de la réalité, si vous buvez ou consommez pour tenir, ou si l'envie d'en finir vous traverse. Il pourra vous orienter vers un professionnel formé aux psychotraumatismes.
Si vous avez été victime d'une infraction, le 116 006 est la ligne nationale d'aide aux victimes. Vous pouvez tout à fait venir me voir en parallèle d'un suivi : il suffit d'en informer votre thérapeute.
Venir de Lannion ou de Guingamp, ou en visio
Deux lieux vous attendent : mon domicile de Plounéour-Ménez, qui devient mon lieu principal, et le cabinet de Plestin-les-Grèves, ouvert certains jours. Depuis Lannion, Guingamp, Carhaix ou les Monts d'Arrée, il est facile de me rejoindre ; lorsque la route elle-même réveille le souvenir, la visio permet de rester chez soi, dans un lieu connu et rassurant.
Deux lectures complètent cette page : le deuil et la séparation, quand le choc est une perte, et l'EFT expliqué pas à pas. Vous trouverez les tarifs et lieux en détail, et pour échanger, le formulaire de contact.
Questions fréquentes
Je suis traumatisé·e : par où commencer ?
Par ce qui est le plus simple : en parler à une personne de confiance et à votre médecin traitant, puis choisir qui vous accompagnera. Si vous le souhaitez, un premier échange avec moi permet de voir si je suis la bonne personne.
Faites-vous de l'EMDR ?
Non. L'EMDR est un protocole précis, que je ne revendique pas. Je propose des mouvements oculaires, inspirés d'un principe voisin, à l'intérieur d'une séance d'accompagnement. Si un psychologue formé à l'EMDR vous convient mieux, je vous le dis.
Puis-je venir en plus de ma thérapie ?
Oui, c'est même fréquent, à condition d'en parler à la personne qui vous suit. Mon travail est complémentaire, sans concurrence.
Êtes-vous psychologue ?
Non. Ce titre est réservé aux titulaires d'un master de psychologie, et je n'en suis pas. Je suis thérapeute psycho-émotionnelle : j'accompagne par l'écoute et des techniques douces, sans diagnostic ni traitement. Quand une situation demande un psychologue ou un psychiatre, je vous aide à y penser.
À savoir
Exerçant comme thérapeute psycho-émotionnelle, Delphine Silloray n'est ni psychologue ni médecin ; ses séances ne remplacent aucun suivi de santé. Besoin d'aide tout de suite ? Le 3114 répond jour et nuit (prévention du suicide), et le 15 prend en charge les urgences.

