Ciel rose au coucher du soleil sur une baie bretonne
Deuil & séparation · Lecture 8 min

Deuil et séparation : comment un accompagnement psycho-émotionnel peut aider

Perdre un proche, rompre une relation de longue date, quitter un lieu qui comptait, voir un projet de vie s'éteindre… Il y a des moments où le sol se dérobe, et où l'on se demande comment continuer comme avant. Le deuil et la séparation font partie des expériences les plus universelles, et pourtant on se sent souvent très seul·e quand on les traverse.

Dans cet article, je voudrais vous parler simplement de ce qui se passe en nous, des signes qui montrent qu'un deuil a besoin d'être accompagné, et de la façon dont un accompagnement psycho-émotionnel, tel que je le propose, peut offrir un espace pour avancer à votre rythme. Je n'y promets aucune « guérison » : un deuil n'est pas une maladie, et il n'y a pas de bonne manière de le vivre.

Le deuil ne concerne pas que la mort

Le mot « deuil » évoque d'abord la disparition d'une personne aimée. Mais l'on peut aussi faire le deuil d'une relation (divorce, rupture, éloignement d'un parent ou d'un ami), d'un emploi, d'une santé telle qu'on la connaissait, d'un projet d'enfant, d'une maison, d'une période de vie. Toutes ces pertes ont un point commun : elles nous obligent à faire une place, à l'intérieur, à l'absence.

La séparation amoureuse a ses particularités. La personne est toujours là quelque part, parfois à quelques rues de chez soi, et l'on doit pourtant se détacher de ce que l'on avait construit : les habitudes, les projets communs, l'image que l'on avait de soi « en couple ». Elle réveille aussi parfois d'anciennes séparations, des abandons plus lointains, d'où l'intensité parfois déroutante de la peine.

Le deuil n'est pas l'oubli. C'est apprendre, petit à petit, à porter l'absence autrement.

Ce qui se passe en nous : des vagues plutôt que des étapes

On parle souvent des « étapes du deuil » (le choc, la colère, la tristesse, l'acceptation…). Ces repères peuvent rassurer, mais ils donnent parfois l'impression qu'il faudrait cocher des cases dans le bon ordre. En réalité, la plupart des personnes décrivent plutôt des vagues : des jours où tout va à peu près, puis un parfum, une chanson, une date anniversaire, et tout remonte.

Îlot rocheux surmonté d'une petite maison et d'un phare rouge et blanc, sur une mer calme à la lumière du soir

Le corps y participe pleinement : fatigue profonde, sommeil perturbé, appétit qui change, gorge nouée, poids sur la poitrine, difficulté à se concentrer. Les émotions peuvent être contradictoires : tristesse et soulagement, colère et culpabilité, vide et envie de crier. Tout cela est humain. Se juger parce que l'on ne « va pas assez bien » ou, au contraire, parce que l'on « va trop bien », ajoute de la souffrance inutile.

Quand le deuil a besoin d'un coup de main

Il n'existe pas de délai officiel pour « être passé à autre chose ». Certains signes peuvent toutefois indiquer qu'un accompagnement serait précieux :

  • Les pensées tournent en boucle et occupent presque tout l'espace, des mois après.
  • Une culpabilité tenace (« j'aurais dû… ») empêche de retrouver de la paix.
  • Parler de la personne ou du lien rompu est devenu impossible, ou, à l'inverse, on ne parle plus que de cela.
  • L'envie de s'isoler grandit, et le quotidien (travail, enfants, sommeil) devient difficile à tenir.
  • Les larmes, la colère ou l'anxiété surgissent sans prévenir et vous submergent.

Un point de vigilance important : si votre tristesse est très profonde et persistante, si vous n'arrivez plus à vous alimenter ou à dormir, ou si des idées sombres apparaissent, parlez-en sans attendre à votre médecin traitant. En cas de détresse ou de pensées suicidaires, le 3114 (numéro national de prévention du suicide) répond jour et nuit. Mon accompagnement relève du bien-être et du développement personnel : il ne remplace ni un suivi médical, ni un suivi psychologique ou psychiatrique, mais peut très bien les compléter.

Comment un accompagnement psycho-émotionnel peut aider

Mon rôle n'est pas de vous dire quand ni comment faire votre deuil. Il est de tenir un espace sûr où ce qui est là peut être accueilli, sans jugement, sans pression de « positiver ». Selon ce qui vous traverse, plusieurs approches peuvent se compléter.

Parler… ou ne pas parler

Pouvoir déposer ce que l'on n'ose dire à ses proches (la colère contre la personne disparue, le soulagement honteux, le regret) est souvent un premier allègement. Et si les mots manquent, certaines approches permettent de travailler sans tout raconter.

L'EFT et les mouvements oculaires pour les moments qui reviennent en boucle

Un dernier échange, l'annonce du décès, une scène de dispute, un moment de la séparation : certains souvenirs reviennent avec la même charge émotionnelle qu'au premier jour. L'EFT, par de légers tapotements, aide à faire baisser l'intensité de ces instants. Les mouvements oculaires, une approche proche de l'EMDR, sont aussi proposés pour le deuil et les périodes de tristesse profonde, afin d'aider le cerveau à « digérer » ce qui est resté bloqué. Le souvenir reste, mais il pèse moins.

La respiration pour laisser circuler le chagrin

Le chagrin se loge dans le corps. La respiration holotropique offre un cadre pour libérer des émotions retenues, par un souffle ample et des musiques évocatrices. Elle demande un temps d'échange préalable et un cadre sécurisant ; je vous en parle en détail dans l'article Respiration holotropique : déroulé d'une séance.

La constellation pour remettre chacun à sa place

Quand un deuil n'a pas pu être vécu, ou que la perte est entourée de non-dits, la constellation familiale permet de reconnaître ce qui a été perdu et de redonner une place symbolique à la personne ou à la relation. Je vous invite à lire Ces héritages familiaux que l'on porte sans le savoir pour mieux comprendre cette approche.

Après une séparation : retrouver sa place et ses élans

Une séparation touche à l'identité autant qu'au cœur. Qui suis-je, seul·e ? Qu'est-ce que je veux vraiment ? Dans ces périodes de transition, l'accompagnement permet de nommer ce que l'on ressent (colère, honte, soulagement, peur de l'avenir), d'identifier les schémas qui se répètent d'une relation à l'autre, et de remettre peu à peu de l'élan dans le quotidien.

Estuaire au crépuscule : ciel rose et orangé qui se reflète dans l'eau calme, bateaux au loin

Prenons l'exemple d'une personne qui, après une rupture, se réveille chaque nuit à la même heure et rejoue la dernière conversation dans sa tête. Ce n'est pas un témoignage, mais une situation que beaucoup reconnaissent. En séance, on peut commencer par apaiser le corps (respiration, EFT), puis explorer ce que cette scène représente, et enfin, si c'est pertinent, ce qu'elle réveille d'ancien. La spirale dynamique peut aussi aider à comprendre ce que l'on valorise dans la relation et ce qui, des deux côtés, s'est heurté.

Ce que vous pouvez faire dès aujourd'hui

Quelques gestes simples, en complément de tout accompagnement :

  • Vous ménager : dormir, manger, marcher dehors. Le deuil fatigue, et le corps a besoin de soutien.
  • Écrire : une lettre que vous n'enverrez pas, à la personne partie ou à l'ex-partenaire, pour dire ce qui n'a pas pu l'être.
  • Créer un petit rituel : allumer une bougie, regarder une photo, visiter un lieu, à une heure choisie, pour que la peine ait son moment.
  • Respirer plus longuement : inspirez sur 4 temps, expirez sur 6, plusieurs fois, quand une vague monte.
  • Rester relié·e : accepter l'aide d'un proche, d'un groupe de parole ou d'un professionnel, plutôt que de tout porter seul·e.
Bougie allumée sur le rebord d'une fenêtre, près de fleurs séchées, dans la lumière douce de fin de journée

Si vous habitez Morlaix, Lannion ou les environs, je vous reçois à mon cabinet de Plestin-les-Grèves ; sinon, la visio permet d'être accompagné·e d'où que vous soyez. Une séance d'une heure est à 60 € (voir tarifs et lieux).

Questions fréquentes

Combien de temps dure un deuil ?

Il n'y a pas de durée normale. Cela dépend du lien, des circonstances, de votre histoire et de votre entourage. L'important n'est pas la vitesse, mais de ne pas rester seul·e avec la peine.

Est-il normal de ressentir du soulagement, ou de la colère ?

Oui, très souvent. Ces émotions ne disent rien de votre amour ou de votre loyauté. Elles font partie du processus et méritent d'être accueillies comme les autres.

Faut-il avoir « fait son deuil » pour commencer un accompagnement ?

Non, c'est précisément pour avancer que l'on vient. Vous pouvez consulter peu après la perte, ou bien des années plus tard si quelque chose est resté en suspens.

Peut-on être accompagné·e en visio quand on est en deuil ?

Oui, pour de nombreuses approches, dont l'EFT. Être chez soi, dans un lieu familier, rassure parfois. Nous choisissons ensemble ce qui vous convient le mieux.

Pour conclure

Traverser un deuil ou une séparation demande du temps, de la douceur et souvent un peu d'aide. Vous n'avez pas à être fort·e à tout prix. Si vous en ressentez le besoin, contactez-moi : le premier échange est sans engagement, et nous irons à votre rythme. Pour aller plus loin sur les émotions qui accompagnent ces épreuves, vous pouvez aussi lire Anxiété : comprendre ce que votre corps essaie de vous dire.

À propos de l'autrice

Delphine Silloray est thérapeute psycho-émotionnelle à Plestin-les-Grèves (22) et à Plounéour-Ménez (29). Elle accompagne les périodes de deuil, de séparation et de transition par des approches douces, au cabinet et en visio. Cet article est informatif : il ne remplace ni un avis médical ni un suivi psychologique.

À lire aussi

Une perte ou une séparation vous pèse ?

Parlons-en, à votre rythme et sans jugement. La première étape est un simple échange, sans engagement.

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