Vous pleurez à la moindre contrariété, vous explosez puis vous vous en voulez, ou vous captez l'humeur de tout le monde au point d'en être épuisé·e. Beaucoup d'adultes se demandent qui consulter pour gérer leurs émotions, et quelle méthode choisir. Voici des repères pour comprendre ce qui se joue, quelques gestes simples, et ma manière de travailler avec les émotions fortes, sans chercher à les éteindre.
Quand les émotions débordent
Il y a des jours où tout monte d'un coup : la gorge se serre, le cœur s'accélère, les mots sortent trop vite ou ne sortent plus. Après coup viennent la fatigue, la culpabilité, parfois la honte d'avoir « trop réagi ». Si cela vous arrive souvent, vous avez peut-être appris très tôt à retenir ce que vous ressentiez, jusqu'à ce que la digue cède.
Difficile alors de se faire confiance. On finit par éviter les situations qui risquent de déclencher quelque chose : une conversation tendue, un repas de famille, une réunion un peu vive. Le monde se rétrécit, et l'émotion, elle, n'a pas disparu : elle attend son tour.

Hypersensibilité, colère, larmes faciles : trois façons d'être submergé
L'hypersensibilité n'est ni une maladie ni une étiquette médicale : c'est une manière de percevoir plus finement les ambiances, les bruits, les tensions entre les gens. Cette finesse est une ressource, mais elle fatigue quand rien ne permet de se ressourcer.
La colère est souvent le dernier étage d'une émotion plus tendre : peur, tristesse, sentiment d'injustice ou d'impuissance. La traiter comme un défaut revient à ignorer ce qu'elle protège.
Les larmes faciles ne sont pas un manque de force. Elles sont une décharge naturelle, et beaucoup de gens pleurent pour des raisons qui ne sont pas celles du moment présent : une vieille peine remonte par la première fissure venue.
Écouter plutôt que contrôler
Vouloir maîtriser ses émotions à coups de volonté marche rarement : plus on serre, plus elles poussent. Mieux vaut apprendre à les accueillir, ce qui ne veut pas dire s'y noyer. Quelques repères :
- Localiser. Où, dans votre corps, sentez-vous l'émotion ? Poser la main à cet endroit détourne un peu l'attention du tourbillon des pensées.
- Allonger le souffle. Une expiration plus lente que l'inspiration, une minute durant, signale au corps que le danger n'est pas immédiat.
- Retarder la réponse. Quand vous sentez monter la colère, annoncez que vous reviendrez dans un instant et sortez prendre l'air.

Comment je travaille avec les émotions fortes
Comptez une heure et 60 € par rendez-vous. Je ne vous demande pas de vous contrôler mieux, mais d'entrer en relation avec ce qui vous traverse. Avec l'EFT, des tapotements sur le visage et le haut du corps accompagnent la parole pour faire redescendre l'intensité d'une émotion, et l'outil s'emporte avec soi : vous apprenez à l'utiliser seul·e quand la vague monte.
Si un souvenir précis alimente la réaction, les mouvements oculaires permettent de le revisiter par petites touches, sans le revivre en entier. Et pour relâcher les tensions accumulées, la respiration holotropique s'offre en atelier, dans un cadre sécurisé. L'article du blog sur le déroulé d'une séance de respiration détaille cette dernière.

Les cas où un avis médical s'impose
Des émotions très intenses peuvent avoir une cause médicale : thyroïde, déséquilibre hormonal, médicament, manque de sommeil. Votre médecin est le mieux placé pour l'écarter. Allez aussi le voir, ou voyez un psychologue, si les crises de colère mettent des proches en danger, si les pleurs ou l'angoisse sont quotidiens, si vous avez recours à l'alcool pour vous apaiser, ou si des idées noires s'invitent.
Mon accompagnement est complémentaire : il peut s'ajouter à un suivi, mais ne s'y substitue pas. Le 3114 (prévention du suicide) répond jour et nuit, et le 15 en cas d'urgence.
Séances au cabinet, à domicile ou en visio
Je reçois à Plounéour-Ménez, à mon domicile, ou au cabinet de Plestin-les-Grèves selon les jours, et en visio quel que soit l'endroit où vous vivez. Les habitants de Plestin-les-Grèves, de Morlaix ou de Landerneau peuvent choisir : les personnes de Brest préfèrent souvent la visio. Tout est expliqué sur la page tarifs et lieux, et vous pouvez me joindre via la page contact.
Questions fréquentes
Comment gérer sa colère au quotidien ?
Repérer les signes qui précèdent (mâchoire serrée, chaleur, voix qui monte), s'accorder une courte pause, puis revenir sur le sujet une fois le calme revenu. En séance, nous cherchons aussi ce que la colère défend, car c'est là qu'elle perd de sa force.
Peut-on apprendre à gérer ses émotions à l'âge adulte ?
Oui. Personne ne vous a peut-être appris à les reconnaître, mais cela s'apprend à tout âge : nommer, ressentir dans le corps, choisir sa réaction. Cela demande de la répétition plus que du talent.
L'hypersensibilité est-elle une maladie ?
Non, c'est un trait de personnalité, et je n'en fais pas un diagnostic. Elle devient pénible quand elle submerge, et on peut alors apprendre à mieux s'en protéger sans chercher à devenir quelqu'un d'autre.
Êtes-vous psychologue ?
Non, je suis thérapeute psycho-émotionnelle. Ni « psychologue » ni « psychothérapeute » ne figurent parmi mes titres : ces deux mots sont protégés par la loi et réservés à des personnes diplômées ou inscrites sur un registre officiel. Je travaille par l'écoute et des outils complémentaires, et je vous adresse à un médecin ou à un psychologue quand votre situation l'exige.
À savoir
Précision utile : Delphine Silloray est thérapeute psycho-émotionnelle, pas psychologue, pas médecin. Un rendez-vous chez elle peut compléter un suivi médical, psychologique ou psychiatrique, jamais l'annuler. Besoin d'aide immédiate ? Le 3114 répond gratuitement 24 h/24 aux personnes en détresse, le 15 aux urgences.

