Le cœur qui cogne devant un ascenseur, la gorge serrée à l'idée de prendre la parole, l'impossibilité de traverser un pont ou de rester dans un magasin bondé… Quand une peur se met à décider à votre place, elle rétrécit peu à peu la vie : on évite, on contourne, on s'excuse. Et l'on se juge soi-même, puisque « ce n'est pas si grave » et que « les autres y arrivent bien ».
Cette page s'adresse à celles et ceux qui cherchent une thérapeute pour une phobie, une peur qui revient ou des crises de panique : ce qui se passe, quelques repères, ma façon d'accompagner, et quand voir aussi un médecin.
Peur, phobie, panique : de quoi parle-t-on ?
La peur est normale : elle nous protège. Elle devient une phobie quand elle dépasse largement le danger réel, qu'elle revient chaque fois que la situation se présente et qu'elle pousse à éviter. Elle peut viser une araignée, le vide, l'avion, la foule, ou même le regard des autres : on parle alors de phobie sociale.
La crise de panique, elle, surgit en quelques minutes : palpitations, souffle court, vertiges, mains qui tremblent, impression d'étouffer ou de perdre la tête. Le pic dure souvent une dizaine de minutes, mais il laisse une crainte tenace, celle que cela recommence. Cette peur de la peur entretient le cercle.
Un exemple, volontairement générique : une personne a un malaise dans un supermarché bondé. Quelques semaines plus tard, elle fait ses courses à l'ouverture, puis les commande en ligne, puis évite les salles d'attente. Ce n'est pas un caprice : son corps a retenu « foule = danger » et applique la consigne à la lettre.
Comprendre sans se juger
Une phobie n'est ni un manque de volonté ni un défaut de caractère. Le cerveau a relié, parfois en une seule fois, une situation à un danger, et il déclenche l'alarme dès que les signaux se ressemblent. Parfois on retrouve l'événement d'origine (une morsure, une humiliation en classe) ; parfois rien ne vient.
Dans tous les cas, se raisonner ne suffit pas : la part de nous qui a peur ne comprend pas les arguments, elle ressent. D'où l'intérêt des approches qui passent par le corps et les émotions.

Trois repères pour traverser une crise
Trois pistes, simples et gratuites. Elles n'effacent pas la peur, elles vous aident à ne pas être emporté·e.
- Nommer ce qui arrive : « c'est une crise de panique, elle monte, elle va redescendre ». La phrase ne supprime rien, mais elle retire l'effet de surprise qui alimente la montée.
- Souffler plus longtemps que l'on inspire : l'air entre par le nez, sort lentement par la bouche, comme à travers une paille. Pieds à plat, sentez le sol sous vous.
- Ne pas fuir d'un bloc, quand c'est possible : quitter la pièce soulage tout de suite mais apprend au cerveau qu'elle était dangereuse. Restez quelques minutes, puis avancez par petites marches, jamais en vous forçant.

Comment je vous accompagne
Une séance dure une heure et coûte 60 €. Nous partons de ce que vous voulez bien me dire : la situation qui fait peur, ce que ressent le corps, ce que vous vous dites à ce moment-là. Je ne vous demande pas de revivre quoi que ce soit. Selon ce que nous découvrons, je vous propose :
- l'EFT, de légers tapotements sur des points précis pendant que vous pensez à la situation, pour faire baisser l'intensité de la peur. C'est un geste que vous gardez et que vous refaites seul·e ;
- les mouvements oculaires, lorsqu'un souvenir précis est à l'origine de la peur et reste « coincé » ;
- la respiration et l'état modifié de conscience, pour apprendre au corps à redescendre.
Je ne promets pas qu'une phobie disparaîtra. On observe souvent que l'intensité diminue et que la vie reprend de la place, par paliers. Après le premier rendez-vous, nous regardons ensemble la suite.

Quand consulter aussi un médecin ou un psychologue
Mon accompagnement est complémentaire, il ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Parlez d'abord à votre médecin traitant si les crises sont fréquentes ou très intenses, s'il y a des douleurs dans la poitrine ou des malaises jamais vérifiés (des palpitations peuvent avoir une cause physique), si la peur vous empêche de sortir ou de travailler, ou si des idées sombres apparaissent.
Un psychologue ou un psychiatre propose des thérapies reconnues pour les phobies, notamment les thérapies cognitivo-comportementales. Les deux démarches peuvent se combiner.
Venir de Morlaix ou de Brest, ou rester chez vous
Les séances ont lieu chez moi, au cœur des Monts d'Arrée (Plounéour-Ménez), ou au cabinet de Plestin-les-Grèves, selon les jours. Depuis Morlaix, Landerneau ou les Monts d'Arrée, le trajet reste court. Depuis Brest, ou quand la peur concerne justement la route ou les lieux fermés, la visio est une vraie solution : la séance se déroule depuis votre salon, et l'EFT s'y prête très bien.
À lire ensuite : comprendre son anxiété, l'EFT pour apaiser une émotion, puis les tarifs et lieux, ou un premier message.
Questions fréquentes
Peut-on se débarrasser d'une phobie ?
Je ne le promets à personne. Ce que l'on constate souvent, c'est que la peur perd en intensité quand le corps apprend à se détendre face à la situation.
Phobie sociale, phobie scolaire : pouvez-vous accompagner ?
Pour une phobie sociale chez un adulte, oui, en complément d'un éventuel suivi. Pour une phobie scolaire, la première porte est le médecin ou un psychologue ; appelez-moi, nous verrons si cela a du sens.
Une crise de panique est-elle dangereuse ?
Elle est très désagréable, mais en elle-même elle ne met pas la vie en danger. Comme ses signes ressemblent à ceux d'un souci cardiaque, il est prudent d'en parler à un médecin la première fois, ou au moindre doute.
Êtes-vous psychologue ?
Non. Je suis thérapeute psycho-émotionnelle : « psychologue » et « psychothérapeute » sont des titres protégés, que je ne porte pas. J'accompagne par la parole, l'EFT, les mouvements oculaires et la respiration. Si votre peur relève d'un suivi médical ou psychologique, je vous le dis et je vous oriente.
À savoir
Delphine Silloray est thérapeute psycho-émotionnelle ; elle n'est ni psychologue, ni médecin. Son accompagnement vient en complément d'un suivi médical, psychologique ou psychiatrique, jamais à sa place. En cas de détresse, appelez le 3114 (prévention du suicide, 24 h/24) ; en cas d'urgence, le 15.

