Une poitrine qui se serre dans la file d'attente d'un magasin, un réveil en pleine nuit, le cœur qui cogne, cette certitude sourde que quelque chose de grave va arriver sans que l'on sache quoi. Si ces sensations vous parlent et que vous cherchez de l'aide, c'est sans doute qu'elles durent ou reviennent trop souvent pour être ignorées.
Voici, sans jargon, ce que peuvent être l'anxiété et l'angoisse, ce qui aide pendant une crise, comment se passe mon accompagnement, et quand voir un médecin en premier.
Angoisse, anxiété, panique : comment les reconnaître ?
Voici des repères du langage courant, qui ne constituent pas un diagnostic. L'anxiété est une inquiétude de fond, tournée vers ce qui pourrait arriver, et qui s'installe des semaines ou des mois. L'angoisse ressemble plutôt à une vague : gorge ou poitrine serrées, souffle court, mains moites. La crise de panique en est le sommet, soudain, avec l'impression de perdre le contrôle ou de ne plus pouvoir respirer.
Le stress, lui, a presque toujours une cause identifiable et retombe avec la pression. L'anxiété continue à tourner même quand tout semble en ordre : se préparer des heures avant un simple rendez-vous, vérifier trois fois la porte, éviter les foules ou la voie rapide depuis un premier malaise. Pensez à quelqu'un qui, depuis une crise survenue dans un supermarché, fait désormais ses courses à l'ouverture, quand il n'y a personne. Ce portrait est un exemple, pas un témoignage ; pourtant beaucoup s'y reconnaissent.
Quand le corps s'emballe sans raison apparente
Le corps possède un système d'alerte très ancien : face à un danger, il fait battre le cœur plus fort et contracte les muscles. C'est précieux devant un vrai péril. Mais l'alarme peut sonner à vide, après une période trop chargée, un choc, une perte, ou sans cause que l'on parvienne à nommer.
S'installe alors un cercle : on guette ses sensations, le pouls s'accélère, on pense « ça recommence », et il s'accélère encore. Voilà pourquoi une crise semble tomber du ciel, et pourquoi la peur de la crise suffit parfois à la provoquer.
Derrière l'angoisse se cache souvent un message resté sans réponse : une limite dépassée, un chagrin mis de côté, la santé d'un proche qui inquiète, une vieille peur d'enfant. Plutôt que de couper l'alarme à tout prix, nous regardons ce qu'elle essaie de protéger. L'article Comprendre son anxiété détaille ces mécanismes.
Trois gestes pour traverser une crise d'angoisse
Aucun exercice n'efface l'angoisse, mais certains envoient au corps un signal de sécurité.
- Se rappeler que c'est une vague. Dites-vous, mentalement ou à voix haute : « elle monte, elle atteindra un sommet, puis elle redescend ». Le pic dure le plus souvent quelques minutes, même si elles paraissent interminables.
- Appuyer les pieds au sol. Asseyez-vous, dos contre un mur ou un dossier, et poussez les pieds contre le sol en sentant leur poids.
- Faire de la buée. Inspirez par le nez sans forcer, puis expirez longuement par la bouche, comme pour embuer une vitre. Une expiration lente aide le rythme du cœur à ralentir.
Si c'est la première fois que vous ressentez de telles sensations, parlez-en à un médecin avant tout autre chose.
Comment je vous accompagne
Tout commence par la parole. Vous dites ce que vous voulez, ni plus ni moins : inutile de tout raconter pour que le travail avance. Nous cherchons ce qui déclenche, ce qui apaise, depuis quand. Puis, selon votre situation, s'ajoutent une ou plusieurs pratiques :
- l'EFT, qui consiste à tapoter du bout des doigts quelques points du visage et du buste tout en disant ce qui inquiète ; vous repartez avec un geste à refaire chez vous ;
- la respiration, pour que le corps sorte du mode alerte, avec la respiration holotropique si vous souhaitez un temps plus long et plus profond ;
- les mouvements oculaires, utiles quand les crises sont liées à un moment précis : un malaise en public, un accident, une annonce brutale.
Comptez 60 € pour une séance d'une heure. Au terme de la première, un bilan à deux décide de la suite, et rien ne vous oblige à continuer. Le premier contact, par message ou par téléphone, n'engage à rien.
Quand consulter aussi un médecin ou un psychologue
Mon accompagnement est psycho-émotionnel et complémentaire : aucun diagnostic de ma part, aucune prescription. Voyez d'abord votre médecin traitant dans ces cas :
- une crise s'accompagne de douleurs dans la poitrine, d'un malaise ou d'un essoufflement inhabituel, afin d'écarter une cause physique ;
- les crises se rapprochent, ou l'anxiété vous empêche de travailler, de sortir ou de dormir depuis plusieurs semaines ;
- vous buvez ou prenez des médicaments pour « tenir » ;
- des idées noires apparaissent.
Seul un psychologue ou un psychiatre peut établir un diagnostic et proposer un suivi, qui peut se poursuivre en parallèle de nos séances. Si votre situation dépasse mon cadre, je vous l'expliquerai franchement. Une détresse aiguë ? Le 3114 répond jour et nuit ; en urgence, composez le 15.
Venir au cabinet, à Plounéour-Ménez ou en visio
Selon les jours, je suis au cabinet de Plestin-les-Grèves ou dans ma salle de vie, à Plounéour-Ménez, et je propose aussi la visio. Quand on souffre d'anxiété, rester chez soi rassure certaines personnes, tandis que d'autres préfèrent changer d'air : nous décidons ensemble. Vous venez de Lannion, Morlaix ou Brest, ou vous vivez près de Plounéour-Ménez ? Ces pages détaillent le trajet. Tout est réuni dans tarifs et lieux, et le formulaire de contact vous permet de m'écrire.
Questions fréquentes
Une crise d'angoisse, ça dure combien de temps ?
Le plus souvent, le pic ne dure que quelques minutes, puis les sensations s'estompent, même si une fatigue peut rester. Si vos crises se prolongent ou se répètent, voyez votre médecin.
Anxiété ou angoisse, quelle différence ?
L'anxiété est une inquiétude diffuse qui dure ; l'angoisse est la vague physique, plus brève et plus intense. Dans les deux cas, on peut demander de l'aide sans avoir besoin d'une étiquette.
Une séance peut-elle remplacer un traitement ?
Non. Si votre médecin vous a prescrit un traitement, ne l'interrompez pas à cause de nos séances. L'accompagnement psycho-émotionnel peut s'y ajouter ; au moindre doute, demandez l'avis de votre médecin.
Êtes-vous psychologue ?
Non, ma profession est thérapeute psycho-émotionnelle. « Psychologue » et « psychothérapeute » sont des titres protégés par la loi, que je ne porte pas. Mon travail passe par la parole et des techniques complémentaires : EFT, mouvements oculaires, respiration. Quand une situation demande un suivi médical ou psychologique, je le dis simplement et j'indique vers qui se tourner.

